Moines de Tibéhirine : la France doutait dès 1996.....

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Moines de Tibéhirine : la France doutait dès 1996.....

Message  Dom le Ven 20 Nov - 18:50



Selon les documents diplomatiques déclassifiés, dont Le Figaro a pu prendre connaissance, le ministère des Affaires étrangères français avait conscience de risques de manipulations par la sécurité militaire algérienne dans l'affaire de l'enlèvement de sept moines.

Les secrets de la diplomatie française commencent à se dévoiler dans l'affaire des sept religieux du monastère algérien de Tibéhirine. Les moines avaient été retrouvés assassinés le 30 mai 1996, plus de deux mois après leur enlèvement. Les crimes avaient alors été revendiqués par le GIA (Groupe islamique armé) de Djamel Zitouni. Mais le juge d'instruction Marc Trévidic a rouvert le dossier depuis que l'ancien attaché militaire à l'ambassade de France à Alger a évoqué lors d'une audition l'été dernier l'éventualité d'une bavure de l'armée algérienne. Selon ce général Buchwalter, des hélicoptères de l'armée auraient ouvert le feu sur le campement où se trouvaient les moines retenus en otage. L'éventualité que le GIA ait été manipulé par la sécurité militaire est également envisagée.

Les documents diplomatiques, déclassifiés, dont Le Figaro a pu prendre connaissance montrent que le Quai d'Orsay avait conscience de risques de manipulation. «Il faut en tout état de cause éviter de nous laisser entraîner par les Algériens dans leur logique de justification sécuritaire et de nous laisser mettre sur le côté comme ils avaient tenté de le faire lors du détournement de l'Airbus», souligne une note rédigée à l'issue d'une réunion de la cellule de crise au lendemain du rapt. Une semaine plus tard, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères écrit qu' «on ne peut exclure que les services algériens en sachent plus qu'il ne le disent sur les intentions de Djamel Zitouni : on prétend qu'ils manipuleraient plus ou moins. Sans avoir trempé dans l'enlèvement, ils peuvent souhaiter attendre (...)». Fin avril, dans un point sur la crise, il est même noté que «le général Smain (Lamari, le chef de la sécurité militaire) qui considérait il y a peu de temps encore Djamel Zitouni comme un élément plutôt commode, car fauteur de divisions au sein de l'opposition islamiste armée, semblait désormais le juger moins contrôlable ».

Plusieurs notes soulignent par ailleurs l'embarras des autorités françaises au moment de la découverte des têtes des moines, un mois après leur enlèvement. Au quai d'Orsay, à cet instant, on semble s'inquiéter d'un élément extérieur qui aurait perturbé d'éventuelles négociations.

Ces documents issus du quai d'Orsay avaient été réclamés par le juge d'instruction en charge du dossier. Les ministères de la Défense et de l'Intérieur doivent par ailleurs transmettre prochainement à la justice des documents pour lesquels la commission consultative du secret défense nationale vient de donner son feu vert à la déclassification.

Et pourquoi on n'a rien dit depuis cette date ?

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