Titis parisiens ...

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Titis parisiens ...

Message  Joss le Sam 17 Oct - 18:54

65 bandes sévissent dans le seul Paris intra-muros. 15 d'entre elles sont classées comme violentes. Un fonctionnaire explique :
"Elles sont composées de vingt à quarante individus. Mineurs pour la plupart, souvent liés à des grands frères versés dans les trafics de drogue".

Un autre ajoute :
"leurs membres cherchent à passer inaperçus pour éviter de se faire cibler par la police ou une bande rivale. Le seul lien qui les cimente reste le territoire…"

Disséminées à travers Paris, les bandes boudent désormais la gare du Nord ou encore la dalle de la Défense pour s'agréger en plein cœur de Paris, dans le secteur populaire des Halles. En outre, elles n'ignorent plus les beaux quartiers, à l'image de celui de Duplex et de la rue du Commerce, théâtres d'affrontements ayant notamment coûté la vie à jeune homme poignardé en pleine rue en décembre dernier.

Une soixantaine d'affrontements ont été dénombrés depuis le début de l'année, se soldant dans un cas sur deux par l'usage d'armes. Un dernier bilan fait état de trois morts et d'une dizaine de blessés par balles ou coups de couteau en Ile-de-France.
Salon Beige

Article du Figaro :
Nouvelle stratégie contre les bandes
La police du Grand Paris amorce une inédite campagne d'immersion en banlieue.

Alors qu'une loi contre les bandes violentes est en discussion au Parlement, la nouvelle police du Grand Paris active un vaste plan d'immersion en banlieue.
Fort de l'élargissement de son champ de compétences le 14 septembre dernier, le préfet de police Michel Gaudin a décidé d'étendre de l'autre côté du périphérique les recettes efficaces déjà initiées dans la capitale. Comme la création d'un groupe de lutte contre le phénomène des violences urbaines au sein de la Direction du renseignement : en quelques mois, la dizaine d'officiers qui la composent ont dressé un état des lieux édifiant.

De vingt à quarante individus
Selon leur dernier bilan porté à la connaissance du Figaro, 65 bandes sévissent dans le seul Paris intra-muros. Quinze d'entre elles sont classées comme «violentes». «Elles sont composées de vingt à quarante individus, décrypte un fonctionnaire. Mineurs pour la plupart, souvent liés à des grands frères versés dans les trafics de drogue». A priori, aucun ne présente de signes distinctifs d'appartenance, comme dans les gangs américains. «Au contraire, leurs membres cherchent à passer inaperçus pour éviter de se faire cibler par la police ou une bande rivale, précise un officier de renseignement. Le seul lien qui les cimente reste le territoire…»

Disséminées à travers Paris, les bandes boudent désormais la gare du Nord ou encore la dalle de la Défense pour s'agréger en plein cœur de Paris, dans le secteur populaire des Halles. En outre, elles n'ignorent plus les beaux quartiers, à l'image de celui de Duplex et de la rue du Commerce, théâtres d'affrontements ayant notamment coûté la vie à jeune homme poignardé en pleine rue en décembre dernier. Selon nos informations, une soixantaine d'affrontements ont été dénombrés depuis le début de l'année, se soldant dans un cas sur deux par l'usage d'armes. Un dernier bilan fait état de trois morts et d'une dizaine de blessés par balles ou coups de couteau en Ile-de-France.

Pour passer une bande au crible et en décoder les pratiques, le groupe spécialisé de la Direction du renseignement se livre à un inédit travail d'immersion. «Pendant trois ou quatre mois, nos hommes multiplient les surveillances pour identifier les meneurs et leurs complices ainsi que les délits qu'ils commettent en s'introduisant dans un établissement scolaire et en dealant devant ses grilles», note-t-on à la Préfecture de police. Au terme de ce travail de «passe-murailles», les «grandes oreilles» consacrent des notes pour chaque bande. D'une trentaine de pages estampillées «confidentiel», elles sont agrémentées de noms et d'adresses, de faits et d'une impressionnante collection de clichés en couleur pris sur le vif. Ces précieux documents sont transmis clés en main aux unités opérationnelles de la PJ ou à la direction de sécurité de proximité de l'agglomération parisienne qui prennent le relais.

Dans la plus grande discrétion, la direction du renseignement de la préfecture de Paris vient de créer trois nouveaux groupes spécialisés dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. Triés sur le volet et rodés aux techniques les plus sophistiqués, une trentaine d'experts encombrés d'électronique et de mouchards vont se fondre dans les cités. «Leur mission sera délicate car il est hors de question, d'un point de vue légal, d'infiltrer physiquement une bande d'adolescents, prévient un commissaire. De plus, nos cibles passent leurs journées sur leurs gardes, assis sur un parpaing à épier un secteur qu'ils connaissent sur le bout des doigts. Le moindre changement dans le décor leur met la puce à l'oreille…»
Un premier rapport attendu dès la fin de l'année devrait dévoiler le vrai visage des bandes.
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Joss

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