L'avenir de l'Europe se joue aujourd'hui en Irlande....

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L'avenir de l'Europe se joue aujourd'hui en Irlande....

Message  Dom le Ven 2 Oct - 11:08

Après le non retentissant de juin 2008, stars de la télé, hommes d'affaires, sportifs ou simples citoyens se sont démenés pour faire gagner ce vendredi le oui au traité de Lisbonne.

Stars du petit ou du grand écran, sportifs, hommes d'affaires ou simples citoyens, la société civile irlandaise se mobilise pour le traité de ­Lisbonne. L'an dernier, les partis politiques, peut-être un peu trop sûrs d'eux, avaient mené une campagne terne et désordonnée. Des gaffes en série, comme celle du commissaire européen Charlie McCreevy, qui avait laissé entendre qu'il fallait être «fou» pour lire le texte entièrement, avaient fait le bonheur du camp du non. Alors cette fois, les Irlandais ont pris les choses en main : pas question de gâcher cette seconde chance !

«On n'allait pas laisser les hommes politiques mettre le bordel à nouveau !», s'esclaffe une petite brune au T-shirt frappé de «Yes» multicolores. En cet ultime jour de campagne, devant le parc St-Stephen's Green, la «Génération Oui» part à l'assaut des derniers indécis. «Faites quelque chose de positif avec votre voix, plutôt que de gémir sur vos problèmes au pub avec vos copains !», scandent leurs dépliants. «J'ai été très frustrée par la superficialité de la campagne l'an dernier, explique Sharon Waters, 26 ans, direc­trice de la communication du mouvement. Quand on a vu que c'était chez les ­18-30 ans que l'abstention avait été la plus forte, on s'est dit qu'il fallait les remuer.»

Même motivation chez Billie Sparks, coordinatrice de la campagne des «Femmes pour l'Europe». «En 2008, 56 % des votes négatifs étaient venus des Irlandaises, rappelle cette jolie blonde. Pour moi, c'était incompréhensible : l'UE a tant fait pour améliorer la vie des femmes depuis notre adhésion en 1973 !»

«Un pneu crevé ne roule plus»

À côté des femmes et des jeunes, plusieurs professions se sont également engagées. «C'est bien de voir que des gens prennent sur leur temps libre pour défendre le traité», constate David Geary, en brandissant une pancarte «Les notaires pour le oui». «Nous connaissons bien ce texte. On s'est dit que l'on se devait de l'expliquer aux gens qui n'ont pas les mêmes connaissances juridiques.»

Nombre de chefs d'entreprise se sont aussi soudain senti une vocation de pédagogues : «L'euro et les Européens nous ont sauvés d'une épouvantable décennie de mauvaise gestion économique», martèle ainsi Michael O'Leary, le fantasque patron de la compagnie aérienne Ryanair, qui a affecté près de 500.000 € à la campagne pour le oui.

Une formidable dynamique enclenchée, dès cet été, grâce à l'ancien président du Parlement européen, Pat Cox. «Le premier référendum a vidé tous les partis politiques de leur énergie, explique-t-il au Figaro. Or un pneu crevé ne roule plus. Nous avons donc eu l'idée de créer un grand mouvement citoyen, sans lien avec les partis politiques. Ce que nous demandons aux Irlandais, c'est de ne pas se reposer en laissant faire les autres. Il faut qu'ils se lèvent : ensemble nous pouvons envoyer un message clair à nos partenaires européens.» À la tête de «l'Irlande pour l'Europe», Pat Cox a réussi à fédérer de nombreuses célébrités, du Prix Nobel de littérature Seamus ­Heaney jusqu'au guitariste du groupe U2. «Ils se sont tous posé la question de l'avenir de l'Irlande dans le monde, analyse Peadar O'Broin, chercheur à l'Institut des Affaires internationales et européennes. De par leurs formations diverses, ils rendent le débat plus vivant, moins bureaucratique.»

En face, le héraut du non, l'homme d'affaires Declan Ganley, qui n'a même pas réussi à se faire élire aux dernières européennes, se sent bien seul, au milieu d'une nébuleuse disparate allant des catholiques ultraconservateurs aux pacifistes de gauche. «Il n'y a que les losers qui disent non !», raille Michael O'Leary. Et si les Irlandais l'écoutent, lui qui n'a aucun mandat, souligne-t-il, «c'est parce que j'ai une contribution différente à apporter à ce référendum : je m'intéresse simplement à l'économie de ce pays».

Et s'ils revotent non, on les refera voter ?

Mais je pense que malheureusement, ils vont voter oui, pour recevoir la "manne" Européenne !

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Dom

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